19/09/2009

Qui ?


Oui qui va donc s'adjuger cette première étape de glisse pure? Beber? Thomas? HP? ou encore Fransisco en série et mettant tout le monde d'accord, bref comme à son habitude, les hauteurs et dévents de Madère doivent être terrible pour les nerfs. Tous la mérite cette première étape, aucun n'a fait d'erreur, si l'on oubli bien sur le orange de la bouée de dégagement rangé bien loin dans les esprits. Tous les 4 ont rythmé cette semaine de chronos de folie, de vitesses instantanées reservées d'habitude aux biens plus gros bateaux, mais les Minis au portant, pas beaucoup de voiliers peuvent les suivre, on se souvient pour l'anecdote, en 2005, la Mini était accompagné de 2 Pogo 40 qui avaient beaucoup de mal à suivre le rythme de Corention Douguet and Co, les Class40 étaient pourtant 3 fois plus grand...
On croise les doigts pour Béber, il la mérite le Grand..

18/09/2009

A 100 miles de Funchal

A la faveur d'un angle plus serré dans le petit temps, Béber sur son proto Manuard "Entreprendre Durablement" vient de prendre la tête au pointage de ce matin pour 5.76 milles d'avance sur Thoms sur Faber, connaissant le lascar, c'est loin d'ètre fini cette histoire! HP, qui a mené une grande partie de cette première étape,se voit relégué à la 3ème place à moins de 10 milles, il doit descendre sous spi dans ces petits 5knts de vent..

En série Francisco a repri une route normale après son ralentissment d'hier, on en saura plus dans quelques heures sur les raisons, il possède presque 60 milles d'avance sur Charly, on pourrait dire que sa place est gagnée d'avance, mais Funchal se situe sous le vent de l'ile donc gros dévent en perspective, le Pico Ruivo culmine à 1862m!

Les arrivées risquent d'être terribles pour les nerfs!

Pour la petite info, Fab a contacté le MRCC espagnol du cap Finistère pour nous donner sa position, il aurait apparement perdu sa balise:

"Fabien Sellier en bon marin...
Fabien Sellier sur son Surfrider Foundation a perdu sa balise fixée sur son balcon arrière. En bon marin, Fabien essaye de nous donner sa position via relais. Si hier c'est un cargo qui nous l'a donnée, aujourd'hui ce sont via les MRCC Finisterre que sa position nous a été transmise... Aussi, Fabien est ce jour à 12h30 TU par 43°50' N et 8°37' O.

17/09/2009

Les mots du Doc'


Il est vrai que Philippe Bouillard cumule les « avantages » pour tous les skippers. Il est le médecin de la course et « ministe » lui-même. Qui plus est, il a couru et terminé la Transat en 2005. Moralité, les angoisses, les bobos petits et grands, les moments d’euphorie suivis de blues, les hallucinations, il a connu. Il a vécu. Il peut plus facilement prévenir, expliquer, rassurer.« La première étape, il ne se passe pas grand-chose, dit-il. C’est un long sprint, on n’a guère le temps de s’abimer. Même pour l’alimentation, il n’y a pas trop de soucis. » Arrive, la seconde. Les 3100 milles de Madère à Bahia. L’Equateur. Le soleil. La chaleur. Le Pot au Noir. « Et surtout l’aspect psychologique. On se retrouve seul face à l’Océan. Certes, avec les 1000 milles de qualification, les marins connaissent la solitude. Mais là, il faut y rester trois semaines.»

Sur cette très longue étape, il convient de rythmer ses journées : dormir, boire, manger, régler la marche du bateau : « Un être humain n’est pas fait pour ne pas dormir durant 20 jours, explique Philippe Bouillard. Chaque homme à son cycle. Ca va de 45’ à 1h30. Parfois un repos de 20 mn permet de recharger la batterie. »

Foutu soleil
Personne n’est à l’abri, non plus, de brûlures d’estomac, de diarrhée, d’infections, de contractures, de douleurs articulaires quand on reste ainsi des semaines à « baigner dans son jus » sans pouvoir se mettre debout. Mais il y a surtout ce foutu soleil qui tape sans faiblir durant la journée : « Les skippers doivent veiller à ne pas se déshydrater. Ils convient aussi de se couvrir de la tête au pied pour éviter les brûlures. Les insolations. Et se mettre de la crème à en veux-tu en voilà. On ne se protège jamais trop sous certaines latitudes. Il est aussi indispensable de se masser les muscles avec de la crème.»
Le cocktail « manque de sommeil – fatigue – soleil de plomb » débouche très souvent sur des hallucinations. Philippe Bouillard se souvient : « Un jour j’ai vu ma femme allongée à la prou du bateau. Une autre fois, en entrant dans le cockpit, je me suis retrouvé nez à nez avec mes enfants. J’ai aussi aperçu mon frère qui tenait la barre. Mais ces phénomènes n’arrivent comme cela. Par hasard. C’est un signal d’alarme qu’il faut prendre au sérieux. »

Que faire dans ces moments là, pour éviter le drame ? Là, pour le toubib, pas de secret : « Il faut manger, boire et dormir. » Comme on peut, pas comme on veut. Car si comme le dit Philippe Bouillard et ses 189 cm : « Sur un mini on vit à quatre pattes mais tout est à portée de mains » encore faut-il vivre (survivre ?) dans une ambiance humide, salée qui attaque la couenne. Qui peut provoquer des escarres, des plaies, des infections.

« Il faut se laver même si ce n’est pas très facile. On se savonne après s’être mouillé avec de l’eau de mer et on se rince avec une demie bouteille d’eau minérale. » Le pied arrive quand le skipper traverse un orage : « On peut récupérer de l’eau douce. » Sous ces latitudes le solitaire doit aussi essayer de faire sécher ses vêtements : « Car vivre trois semaines dans l’humidité, ça devient insupportable et dangereux pour la peau. »

« On rembobine sa vie »
Le toubib ne cache pas qu’il a traversé des périodes de stress profond. Qu’il s’est demandé ce qu’il faisait là. « Quand mes pilotes ont rendu l’âme à 1000 milles de Bahia, se rappelle-t-il. J’ai failli lâcher. J’avais amené un pot de Nutella pour un ami au Brésil. Je le gardais précieusement. Mais, à ce moment là, je n’ai pas résisté. Et, je me suis repris. »
Certains craquent. Pleurent. Insultent la terre entière : « Ils sont seuls. Personne ne les voient, ne les entends. » Philippe Bouillard a perdu 10 kilos dans l’aventure et avoue : « Psychologiquement j’ai changé. Ma femme me l’a dit. Quand vous êtes seul avec vous-même, vous rembobinez votre vie. » Il lui a fallu deux à trois mois pour atterrir : « J’ai repris mon travail à l’Hôpital de La Rochelle, quelques jours après mon arrivée. Mais les copains ont été sympas. Ils m’ont dit « revient tranquillement. Tu es encore sur ton petit bateau. »

Quatre ans ont passé. Le temps n’a pas effacé les souffrances, mais il a mis en exergue les bons moments. Les levers et les couchers de soleil. Les sarabandes des dauphins. L’arrivée à Bahia. Philippe ne cache pas qu’il aimerait repartir. Retraverser l’Océan dont il dit : « L’élément liquide est à la fois inquiétant et rassurant. » Et hypnotisant …

NB: Philippe a couru la Mini 2005 sur le Pogo 1 "Mondial Assistance", en série donc, la même année que Seb Mesure, Eric Bourrié, Fred Roux, etc etc, grosse année pour Voiles Solitaires 17, avec en prime la victoire pour Corention Douguet, membre de l'asso.

Source GPO

Le relevé qui fait frissonner le carbone...


14.54 knts entre 2 flots de positions, soit 2h, 14.54knts de moyenne donc sur 2h, en permanence à 17-18knts donc... Enorme Béber !!

Les news du matin

Si le flux de Nord est encore autour de 15-20knts, il va s'éssoufler d'ici les prochaines heures pour laisser passer du petit temps, 5knts de NW pendant la journée de vendredi, à préciser cependant.
Depuis le départ, les organismes et le matos est soumi à rude épreuve, pas le temps de souffler, cette journée va permettre à chacun de bricoler un peu ou beaucoup, se reposer, manger vraiement, vraiement se refaire une santé. Car si quelques bateaux sont en escale en Espagne ou au Portugal, les autres n'en sont pas moins fatigués, et il est sur que chacun à son lot de soucis techniques.

16/09/2009

Mercredi, tu f'ra souffrir les poulies

... Et tout Le reste!
Les news de la journee: Tranber514 Et Xav472 mettent leur balise en position "j'ai un probleme mais je gere la crise", abandon de Jorg753, Beber754 a 14,54knts ( vous avez bien lu...) entre 2 flots de positions, Fab a des soucis avec sa balise, fait du NE puis Est arrete puis contacte un cargo comme quoi tout roule, "Tout ok pour Fabien Sellier
Tout va bien pour Fabien Sellier sur son Surfrider Foundation. Il a transmis sa position via un cargo et à 16h10 TU il était par 44°54' Nord et 5°58'O. Il naviguait à 8 noeuds et tout était OK à bord.", en bon Marin, il rassure les terriens, Fab617 et Steph679 en embuscade, Mathis Et Henri assurent, du bon, du stress, et toujours Francisco qui envoie du bois...

15/09/2009

Et pendant ce temps là, devant Vigo


Ben.. ça fume comme ca depuis maintenant plus de 48h:
Les 5 premiers séries, dont Xav à plus de 10,5 knts entre deux flots de positions... et déjà devant le Portugal, chez Francisco!
Idem en proto où les quilles Full Charbon sifflent à plus de 11knts avec toujours HP en tête.
Dure nuit qui attend encore nos ministes favoris..25-30 knts fichiers encore et toujours, c'est pas cette nuit qu'on ira voir un peu le duvet..

Un dicton vieillot disait "Au Cap Finistère, c'est la Guerre"

Comme quoi, y aura toujours des endroits mal pavés par là bas: Source Transat 6.5

Cinq bateaux à La Corogne
Ils seront quatre à être à La Corogne (Espagne) ce soir en plus de Franck Colin (Loukkoumama) avec Sébastien Picault (Kickers), Mathieu Verrier (Zygomar), Jorg Riechers (mare.de) et Fabrice Germond (Stratus). La brise et la mer forte ont laissé des traces et on devrait trouver des avaries de lattes, de bout-dehors, de spis sans oublier l'avarie de voie d'eau présence sur le bateau de Jorg.
Abandon officiel de Davy Beaudart
Davy Beaudart (Port à sec Guy Beaudart), actuellement à Gijon (Espagne), a signalé son abandon à la Direction de course. Après avoir embarqué une grande quantité d'eau dans le bateau, cette dernière a endommagé complétement son cicuit électrique. Davy a estimé ne pas pouvoir faire réparer cette avarie dans les 72 heures autorisées. De ce fait, le vainqueur du Mini Pavois 2009 en série se retire de la course.
Jorg Riechers en route vers l'Espagne
Jorg Riechers à bord de son Mare.de fait actuellement route vers l'Espagne escorté par le bateau accompagnateur Solo. Le plan Bertrand 2009 a une voie d'eau et reste en contact permanent par VHF avec Solo. Tout va bien à bord mis à part ce problème technique. Un deuxième bateau accompagnateur, Podorange, viendra remplacer Solo qui réintégrera le dispositf et accompagnera Mare.de jusqu'à bon port.
Un bulletin météo éloquent
L'analyse météo effectué par Météo-Consult pour La Charente-Maritime/Bahia Transat 6,50 traduit de manière éloquente ce jour les conditions de vent et de mer qui se dressent sur la route de Funchal. Si la zone Nord-Ouest Finisterre fait pour aujourd'hui état de 25 noeuds de vent de secteur Nord-Est, avec une mer peu agitée sous un ciel couvert, ce même bulletin annonce un changement radical pour la zone Sud-Ouest Finisterre avec 30 noeuds toujours au Nord-Est, et une mer "agitée à forte" sous un ciel couvert.

Un proto ça turbine

Steph LeDiraison est un coureur mini depuis plusieurs années déjà, il a été membre de VS17 avant de regagner son chez lui à Lorient début 2006.Après sa très belle deuxième place en 2007, il revient cette année à la barre d'un plan Manuard 2007, ex bateau de son architecte donc, Sam Manuard,Nom de course 2009, Cultisol bien sur, Steph est actuellement dans le paquet de tête proto, et gère la crise en bon marin. Extrait du bord du spi vers Chassiron dimanche aprem'.

La course à bloc


Si Fab est revenu réparer, les autres ne l'ont, bien sur, pas attendu en chemin. HP et Francisco tirent sur leur mini, mais où placer le curseur? trop haut pour eux? pas assez pour les autres? difficile de savoir pour l'instant.
Les conditions sur zone sont rudes: creux de 3 à 4m, 25-30knts fichiers, donc plutôt 40, bref, pas cool, on fait le dos rond, et on gère le matos du mieux que l'on peut.
Les coureurs de l'asso se défendent à merveille dans ces conditions: Xav est 2, Henry 4 ( sur son cheval orange..), Mathis 8, Mat' 22, Manu 32, Marc 36, Sandrine 37,et Simon 41 en série; en proto c'est la guerre des chefs: Béber 2, Fab 4, Nico 10, la musique n'est pas la même en proto puisque sur ces minis hyper évolués et techniques, la moindre se paye cash en casse, donc il est un peu normal que l'on gère plus doucement la crise dans cette catégorie là
Pour la ptite info: Francisco était flashé à plus de 11knts soit 1knt plus vite que le leader proto HP au pointage de ce matin 8h UTC

Le Pit Stop de Fab en détails


Lundi 14 au matin aux environs du pointage de 23h22 TU, Fab part à l'abattée violemment, Yemaya en vrac, plus d'une demi-heure à ranger le merd.. et ça repart pas! Le safran bâbord est cassé net en dessous de l'aiguillot inférieur, choc ou rupture dans l'effort? Plutôt la deuxième raison pour le staff technique à terre.Fab décide de faire du Nord sous voilure réduite: mer hachée, avec 3knts de vitesse à peine, le moral dégringole..
En même temps ici sur LR, au premier pointage du matin et au vue des quelques infos du site, on devine vite le problème: Safran HS.
Dans la matinée, Hoelenn prend les choses en mains: organiser la réparation de Yemaya: trouver un safran de secours, Nicolas Bunoust décide de lui prêter un de son Pogo2. D'ici son arrivée, il s'agit de préparer la pièce si précieuse. Une extraordinaire chaîne de solidarité se met en place sur La Rochelle: Jean, Hoe', Nico, Mumu, Jean Pierre et Mireille, Steph, Fred"Pépito", Fred"Rachid", ptit Seb, Brice,Stan, Mahé, l'ASPTT Voile LR, Quai17, Ben', Richard, bref, beaucoup beaucoup de monde porte le Fab dans son cœur par ici.
Il est décidé de suivre la progression de Fab à la loupe, histoire d'estimé son ETA, avec un petit coup hésitation concernant son port d'arrivée (Les Sables visé à un moment), il devrait arriver vers 7h.
Fred, Hoe, et ptit Seb démonte le safran sur le Pogo2 de Nico, le prépare pour Fab, anti-fouling fluo etc
Levé 3h30 pour certains, 5h pour d'autres, le Pinot de l'ASPTT est affrété pour le remorquage.
Yemaya est pris en remorque dans le chenal du port des Minimes vers 6h50, et Fab serre ses premières paluches à 7h11, à couple du bateau de Fred, Yala.
Fred, Steph, Brice, JP, Mireille, ptit Seb, Fab bien sur se mettent au taff à bloc: objectif: Yemaya et Fab doivent reprendre la mer le plus vite possible: Steph et les Fred sur le safran, les autres sur un check approfondi de bateau:Bref ça fume sur Yala et Yem'!
Fabien, le couteau entre les dents, et la volonté de reprendre la mer pour la gagne au général série, est lâché sous GV dans le chenal à 11h12mn 4"s et 12 dizièmes ;).

4h de Pit Stop, un énorme merci à tout le monde pour ses petites mains, ses coups de fils d'encouragements, et encore un gros gros merci à Nicolas Bunoust pour le safran.

Toutes les photos du stop et du départ sont en ligne sur le blog, rubrique à gauche "les Saisons Mini en Photos"

A suivre des news de la flotte..

14/09/2009

Et la course ??

Les favoris sont présents en proto: HP et Thomas suivis de Titou, Steph, Beber, Fab... bref des gros gros clients !! Ne comptez pas sur ceux-là pour choquer en grand , ni même en petit d'ailleurs! En série, si Francisco et Xav ont réussir à faire un trou d'environ 10 milles sur la flotte, quelques bateaux sont déjà fatigués: Seb552 qui était revenu sur LR, Dany qui a, apparement des problèmes d'humidité dans son élect', et bien sur Fab.. Ricardo, Charlie et surtout Henry et Mathis suivent, tout deux coureurs de l'asso!
Un certain Cap Finistère approche, redistribuera t'il les cartes? en tout cas la nuit risque d'être sport comme prévue..

Le Pit Stop de Fab s'organise..



21h28 ce lundi, Hoé' aux commandes aidée de Jean Pierre, Jean, Seb, Fred et Steph pour organiser la réparation de Fab dès son arrivée, qui est prévu grosso modo demain matin, vers 6-8h. Trouver un safran de secours (apparement le problème en question..), le préparer, gérer un zod, encore merci l'ASPTT, le Club de Fab, pour le remorquage, et pleins de petites mains pour aider le ptiot à réparer au plus vite et à repartir à bloc!!

La météo des prochaines 48h..


Depuis dimanche aprem, après avoir passé cette fameuse bouée de dégagement (…), les minis sont à bloc : eau salée, glissades, vracs, petites casses, yeux rougis, liophal’ avalés a grande vitesse, repos difficile, sourire vissé sur le visage bref le mini au portant dans ses grandes heures. Les conditions vont peu évoluer au cours des heures qui viennent : 15-20 voir 25 knts de vent de NE. Un renforcement autour du cap Finistère est prévu sur les fichiers, environ 30 knts, donc plutôt 40 sur l’eau, sport tout ça, il faudra tenir, savoir appuyer sur le frein légèrement, gérer le bonhomme et bien sur le matos tout en suivant les ptits copains, difficile compromis...

Des news de Fab sur Yemaya

Fab aurait donc un problème de safran, ou ferrure, pas d’autres infos pour l’instant. Un bateau accompagnateur était sur zone avec lui ce matin aucune précision sur les détails de l’avarie n’a été relayé à terre. Il fait cap au Nord, à moins de 5knts.
D’après nos observations, il monte suffisament dans le Nord pour renvoyer en route directe vers LR semble t-il..

Bordel de m...

Des new de Fab sur le site de la course:
"Le Mini de série "Surfrider Fondation" N° 483 de Fabien Sellier observe un cap similaire au nord. Fabien aurait cassé un safran et procéderait à une réparation de fortune..."
Pendant ce temps là, la course est rentrée dans le le golfe de Gascogne à bloc, les retardataires/favoris sont revenus comme des avions, bref à bloc cette première nuit!

Toutes les infos de la course...

...sont le très beau site de la course: classements, brèves, météo, carthographie, tout y est...

C'est parti !

Et voilà, après des jours et des mois de préparation, 10 jours à monter en pression dans le bassin, le départ a été donné à 14h17 comme prévu : 18-20knts de NE, grand soleil, 1 ris dans la grand voile, et beaucoup de public venu salué comme il se doit les 85 partants. Dès le départ, certains font le mauvais choix de partir vers une bouée orange délimitant la zone de sécurité mise en place par l’organisation, la bouée au vent étant elle rouge, une grosse moitié de la flotte enroule cette « fausse » bouée et envoie le spi à donf… quelques minutes se passent avant que les coureurs comprennent leur erreur.. les coordonnées GPS étaient indiquées à l’arrière du bateau comité comme prévu, et surtout la couleur de la bouée dans les IC… les IC, fallait les lire… bref la route est encore longue bien sur ! Nico719 et Fabien 617 passent donc la bouée de dégagement en tête, VS17 en force dès le début ! Fab et Henri dans les 8-10 en série, ce petit tour en mer commence fort bien !... à suivre…..

Le jour J approche..

Transat 6.5, le départ approche…
Les jours précédant le départ, la tension monte, les préparatifs se poursuivent, les enfants qui vont suivre leur skipper sont présents, bref on y est !
Les photos sont dans les albums du blog

16/08/2009

Résultats de La Transgascogne 2009

2009+Marc+Shebang+grosse motivation=Caïpirinha


Enorme tout simplement, le déroulement de cette fin de saison de Marc sur Shebang, pour la petite histoire, sur cette dernière Transgascogne, lors de la deuxième étape, il a mené la course pendant plus de 48h avec une option seul à l'Est, risqué, osé, fallait le faire tout simplement, même si le final n'a pas suivi, Chapeau Marc.
Récit:
"Une saveur particulière pour cette course en Espagne. D'abord retour sur le contexte:
Après avoir rêvé pendant des années d'océans et de courses au large, j'arrive enfin à aligner les planètes Tune, Job, Voyage et Famille. Je commence à veillir (42 ans), mais ça va encore. Combien de fois de telles occasions vont-elles se présenter ? Je débranche la prise, passe sur batterie, et décide de vivre enfin ce rêve. Ma compagne et ma fille sont avec moi. Elles me disent qu'elles me préfèrent avec une étincelle dans le regard.
Je fais construire un pogo2 par Structures, sorti du chantier fin mai 2008, trop tard pour rentrer sur le circuit des courses mini.
Seul dans mon coin, sans expérience du mini, ni de la compétition, je prends un peu le bateau en main et me lance dans le parcours qualificatif en me disant que ce n'est pas de la course, et si il y a le moindre problème, je serai toujours suffisamment près des côtes pour relacher. Je boucle la qualif après avoir essuyé du gros temps sur le retour d'Irlande. J'ai beaucoup appris sur le bateau et surtout sur moi.
Je m'inscris sur toutes les courses atlantiques ou presque de 2009. Incongru ? Je sais que j'ai encore tout à apprendre, que je dois me tester, m'endurcir et surtout accumuler de l'expérience et progresser sur tous les aspects, sportif, préparation, récupération, course, météo, etc...
Grâce aux entrainements d'hiver de VS17, je recontre d'autres ministes, j'apprends beaucoup, énormément (comment ai-je pu partir précédemment sans tout ce bagage), et j'atteins le niveau minimum pour m'aligner au départ et finir la Pornichet-Select puis la Mini-Pavois.
J'ai en ligne de mire la transat 2010. Lorsque cette course est annulée, et le nombre de participants sur la transat 2009 étendu, il faut prendre une décision: y aller ou pas ? Au retour du trophée MAP, 8 semaines après ma première course, je me décide enfin. Je me lance pour septembre 2009.
J'envoie ma lettre d'inscription une semaine avant la cloture, je passe sur liste d'attente, puis sur la liste des partants. Le temps s'accélère, se compresse. Il faudrait avancer la prépa du bateau, faire maintenant tout ce que j'avais prévu pour l'hiver. Mais naviguer est la meilleure préparation, le bateau et moi allons bien, je dois absolument saisir l'opportunité de cette course. Je fais juste installer un pilote de secours en prévision de la Transat, et vogue le pogo2 pour la Trans-qui-cogne, objectifs: apprendre encore, et valider...
Préparation à Port-Bourgenay
Yann, le préparateur de Yachtman, m'installe un pilote Raymarine X5/ST6002 avec vérin électrique, et switch maison pour le connecter au gyro NKE. Puis la veille du prologue, il passe toute la nuit sur le bateau de Bertrand Delesne à régler des problèmes électriques. Et embarque sur mon Shebang comme équipier pour le prologue. Des dingues, ces préparateurs (enfin celui là, j'en connais pas d'autre comme lui).
En montant le pilote, Yann découvre que mon panneau solaire n'a jamais été connecté au parc de batteries : il manque le régulateur de courant. Merci Structures, pensè-je, me remémorrant toutes les fois où, tout fier, j'orientais le panneau pour queudchi. Yann m'installera un régulateur en dépannage. Il me briefe aussi sur toute la configuration électronique et la gestion de l'énergie. Je découvre que je dispose de controleurs de batteries performants mais qui ne fonctionnent que correctement initialisés, ce qui n'avait pas été effectué à l'installation (ni expliqué). J'ai aussi un peu honte de ne m'être jamais aperçu moi-même de ces problèmes, je décide de potasser et réviser cette s... de p... d'électronique.

1ère étape: Port Bourgenay - Ribadéo (via Belle-Ile)

Le départ nous emmène de la Vendée au nord de Belle-Ile avant la grande descente vers l'Espagne. Je suis plutôt lent sur cette partie, tardant à balancer le spi en milieu de nuit pour contourner Belle Ile. Puis un vent de sud-ouest assez musclé nous barre la route, ce sera la guerre des tranchées pendant 2 jours pour atteindre la Gallice. Après Belle-Ile commmence un long bord de près d'une trentaine d'heures (!!!) dans une mer dure, à la rencontre du front et de sa bascule nord-ouest salvatrice.
Une traversée du Golfe comme dans les livres, solent arisé, 2 ris dans la grand-voile. Plusieurs abandons sur mal de mer, des chutes inquiétantes à l'intérieur et l'exterieur des bateaux, autres abandons. Je fais le gros dos, je ne barre pas trop, et attends d'être bien ammariné. Le lendemain, 3ème jour, c'est plus facile, mais tout est maintenant trempé, et nous traversons toujours du crachin compact et brumeux. Le vent finit par adonner, mollit à 15-20 noeuds, et nous envoyons le spi en route sud directe.
Nous croisons les Figaros qui sont partis la veille de la Corogne pour St Gilles (2è étape de la solitaire). Ambiance surréaliste, dans la matinée brumeuse. Signes de la main pour ceux qui sont à la barre, commentaires nostalgiques pour certains à la VHF comme quoi les bords de spi dans la brise en mini 6.50, c'est top. Merci les gars...
Lors de la descente finale, à une trentaine de milles de l'arrivée, à vue de 2 ou 3 concurrents, le speedo déraille. Il affiche une vitesse de -0.11 noeuds alors que je surfe pleine balle sous spi. Le pilote est à la rue (rappel: objectif validation pilote sous spi dans la brise). Grosse embardée, spi chaluté, très chaud la récup de la voile.
Je met ensuite en panne, à la cape, pour réparer et repartir. A cette distance j'aurai pu finir sans pilote, mais là, avant la Transat, hors de question de laisser ce problème non résolu avant de rentrer. Au bout d'une heure et demi (au jugé), après avoir coupé les batteries et rechecké plusieurs fois tout le cablage, ca repart.
Une grosse humidité, le brouillard salin, des chocs mécaniques constants au près, cela finit par générer des problèmes de contacts électriques. Je suis content d'avoir réussi à réparer en mer, même si cela me coûte 2h à l'arrivée de l'étape.
Arrivé à l'étape, j'apprends aussi qu'en cas de problème de speedo, je peux basculer le gyro sur le capteur de vitesse fond fourni par le GPS sur le bus NMEA (en s'enfonçant profond dans les menus de config). Je suis au final très content d'avoir été confronté à ces problèmes d'électronique avant la grande course.

L'étape à Ribadéo

Accueil très chaleureux des espagnols pour tous les concurrents et l'organisation. La cote de Gallice qui scotche tous les nuages en provenance du nord est aussi humide que la Normandie en octobre. Qu'importe. Grosses fêtes, tapas, cervezas, c'est à ce type d'escales que les coureurs partagent le plus, fatigue oubliée, euphoriques, grisés avant même la première gorgée (alors à la 10éme...). Instants précieux et irremplaçables. Digne accueil du dernier de la flotte, acclamé comme le vainqueur du Vendée globe, avec les vainqueurs en protos qui iront amarrer le canote, le ranger, plier ses voiles, respect maximum pour tous...

2ème étape: Ribadéo - Port Bourgenay

Arrivés mercredi soir, nous repartons samedi midi, après 2 jours de repos (euh, non de fiesta). Au menu : du nord-est 15-20 noeuds pour commencer puis du vent nord-ouest mollissant vers la fin. Du près comme à l'aller.
Choix stratégique: tirer au nord pour chercher une bascule et débouler plein pot sur la Vendée, ou bien rester sur la route directe, voire même un peu au sud, et minimiser la distance. La puissance de la dorsale sera le juge de paix. Je choisirai la 2ème option, tout seul à virer vers l'est une heure après le départ, et surpris de l'être. Je me retrouverai ainsi sans contact VHF et plus aucun repère avec la flotte jusqu'au lundi matin. Drôle de situation, pas facile à gérer, où il faut se concentrer sur la marche du bateau sans pouvoir se situer par rapport à la flotte. Il faut vraiment de la niaque, tout seul, pour remettre du charbon sans incitation exterieure. J'avoue que j'ai du un peu tirer au flanc parfois, et perdre des précieux milles. Mais encore une fois très bonne expérience engrangée avant une course où ce type de situation risque de se reproduire maintes fois.
Parfois, selon l'état de mon moral, je m'imaginais en tête jusqu'au bout, les autres ne virant qu'à la hauteur de l'ile d'Yeu puis s'empétolant. Ou bien l'inverse, espérant juste ne pas arriver hors-temps, soit 20 heures après le 1er. Au final, j'arriverai 8éme de l'étape, pas mal, mais pas extraordinaire non plus. Je me dis après coup que c'était bien tenté, mais qu'il aurait fallu y mettre plus de conviction...
Dans le bord de près assez cassant lui aussi, mon support de pile fixé à l'époxy sur le plancher s'est décollé, mettant la pile en rideau. Cela donne une idée des sollicitations que font subir aux bateaux ces longs bords de près. La pile repartira, après avoir été sanglée correctement.
Je suis finalement très satisfait de la course, de toute l'expérience irremplaçable engrangée, de l'ambiance de l'escale à Ribadeo. Je suis un peu moins ignare quant à mon bateau. Je vais bien finir par en tirer quelque chose, non mais...

Et maintenant, à donf dans la prépa finale de la Transat: coque, voiles et gréement à réviser, matelotage, avitaillement, cartes, matos de rechange, et éventuellement un peu de repos...

Marc
FRA 733

09/08/2009

Voiles Solitaires 17 aux commandes de la Transgascogne


Presque 24h après le départ de cette deuxième étape, Marc sur Shebang en série, et Bertrand sur Entreprendre Durablement sont toujours en tête de la flotte, même si la route est encore longue, ça laisse présager de jolies choses, rien n'est fait, loin de là..Et surtout lors d'une longue remontée au près comme celle-ci, la moindre variation du vent en direction peut faire perdre ou gagner des précieux milles chèrement acquis après de longues heures de barre... Wait and See..

05/08/2009

En ce moment...


...a lieu la Transgascogne, dernière répétition avant le départ de la Transat en Septembre. Un aller-retour Bourgenay-Ribadeo en proto et en série, et solo ou double.
Nico Boidevezi, Bertrand Delesne, Fabien Desprès, Mat'Galland, Yann Le Pautremat, Mathis Prochasson, et Marc Vertes sont nos envoyés spéciaux sur cette course.

MAJ 12h10: Nico vient de claquer en proto cette première étape, en arrivant à 12h04mn et 33s !!

02/07/2009

Kalonig dans le port de Treboul

Benoit et Kalonig viennent de terminer leur parcours de qualification hors course de 1000 milles en arrivant a Treboul hier mercredi a 23h. Il a donc maintenant pour faire valider son dossier de qualification par la classe.
Message de Benoit ce soir:
ça y est! Je suis arrive hier soir dans la classique petole de la baie de dz. 9j 9h de qualif, 5j de petole et 12H de spi de tete: jolie fenetre mto...