03/06/2009

Défi GDE en approche de l'ile de Ré


Petit contact avec Nico cette après-midi vers 17h30, donc entre les iles de Ré et d'Oléron, tout va bien à bord, ça glisse depuis le départ et le smile est toujours au rendez vous! Grand soleil et portant donc rythment cette qualif hors course, à environ 6.6knts de moyenne depuis Lorient . Le passage sous le pont est prévu en début de soirée.

MAJ: 22H18
Je sors du pertuis breton, et encore un coucher de soleil incroyable sous gennaker! Alors à vos pronostics derniers a passer en mer (??) ou pas?! Demain à 19h00 le temps de 6 jours sera écoulé.. Au vue des conditions, le record de la qualif ne va pas etre évident.. Au programme des 24h à venir, navigation à la côte, dans du vent variable faible de NE, avec son lot de bascules, courants, casiers et pechous... Bonne nuit à vous les terriens. Nico sur un pti nuage...

Le parcours du MAP


Environ 200 milles donc entre la baie de Douarn', la mer d'Iroise, les Glénans et le plateau des Birvideaux. Parcours court mais redouté et intense du fait justement des zones de nav: courant, cailloux, pécheurs, casiers, brouillard, bref pas simple tout ça! Une des courses les plus intenses du circuit, sinon La course sprint!
Le parcours en détail ( plusieurs parcours sont prévu par l'organisation en fonction de la météo, celui-ci serait le plus probable):
Parcours 1- Sud Glénan
Départ Tréboul ;
La Plate à bâbord ;
Le Chat à tribord ;
Men-Hir à bâbord ;
Bouée Cap Caval (card W) à bâbord ;
Bouée Spineg (card S) à bâbord ;
Bouée Basse Pérennès (card W) à bâbord ;
Bouée Jument de Glénan (card S) à bâbord ;
Ile de Groix et ses dangers à tribord
Plateau des Birvideaux à tribord en le contournant ;
Bouée Ouest Chaussée de Sein (card W) à tribord ;
Bouée Basse du Lis (card S) à tribord ;
Bouée Basse Vieille (danger isolé) à bâbord ;
Arrivée Tréboul

Pendant ce temps là...


...la saison Mini commence à Douarnenez/ 79 solitaires s'élanceront pour le Trophée Marie Agnès Peyron, 200 milles en solo autour de la Bretagne. Benoit Verbeke, Nicolas Bunoust, Sandrine Bertho, Serge Bertrand, Benoit Laurière, Marc Vertes, et Simon Lemaitre représenteront Voiles Solitaires 17 pendant ces 36 heures de course. Plus d'infos à suivre ou sur le site de la course

02/06/2009

De retour sur les côtes françaises


Nico est de retour depuis ce matin sur nos côtes, petit message reçu à 7h54 exactement:
Salut, je suis à 47°55N - 4°54W passé l'occidentale de Sein à 6h ce matin. Tt va bien à bord, 12nd de vent du 27° je suis a 8nd sous gv+genak. La nuit en fin de manche a été vite sous cod5 au planning, que du bon! Ca continue vers Rochebonne

01/06/2009

De retour à WolRock


En direct du célèbre phare anglais:
Hola, petit message à bord de défi GDE tout va impec superbe descente rapide de Conningbeg à Wolf Rock. Tjrs grd ciel bleu et mer plate des + agréables. Position actuelle 50°04N 5°49W cap 180° a 7N sous gv+spimax et courant ds le pif.Vent du 10° à 13n.1+ Nico

31/05/2009

Nico l'Irlandais


Toutes les 24 heures ou presque, le petit message du soir:
Hi this is défi GDE in direct from Conningbeg mark.Youhou 48h pile depuis Lorient, super météo de rêve, plan d'eau plat, ça glisse! Position 18h14 j'enroule la balise sud 52°03'21N - 6°38'44W. C'est parti pour le sud! Bonne soirée et bonne guiness, j'en ai meme pas à bord... A+ Nico 719

30/05/2009

Wolf Rock en vue pour Défi GDE


Message du soir:
Salut la compagnie, je suis par 49°57N et 5°47W.Tt va bien à bord à part un gps qui fait des siennes..Beau tps, mer belle.Traversée de la manche nickel. Là, 13 noeuds de vent de NE, je suis à 8 noeuds, gv+solent cap au 355°.Maintenant 130 milles de Conningbeg. Bonne soirée à demain.

Défi GDE et Nico en Qualif


Hier soir vers 18h30, Nico et son Défi GDE sont partis de Lorient afin d'effectuer leur parcours hors course solo de qualif, une boucle de 1000milles entre le SE de l'Irlande, le pont de Ré, et le plateau de Rochebone.Un flux d'ENE devrait l'accompagner dans sa montée vers la mer Celtique.
Petit message du soir:
Salut je suis bien parti de lorient à 18h30. Là a 47°40N et 3°46W.Grd spi et GV haute beau couché de soleil, c'est parti pour la qualif, tout va bien! A+ Nico

26/05/2009

GDE et Nicolas sur le Mini-Pavois, retour sur la course en détails..


1ere Etape : LA ROCHELLE le 06 mai à 15h
GIJON le 08 mai à 11h

Apres une belle 1ere course à Pornichet, nous voici de retour Défi GDE et moi à LA ROCHELLE, pour la Mini Pavois 2009 organisée par Grand Pavois Organisation, qui gère la Transat 6.50 Charente Maritime / Bahia.

Départ mercredi 11 mai, par un soleil de plomb et une mer d’huile… le comité ce résout à envoyer un « aperçu » pour attendre que le vent se lève un peu, il est 15h passé quand finalement avec un vent de Nord Ouest de 3 à 4 nœuds le départ est donné sans bouée de dégagement. Je prend un bon départ au comité en me glissant un peu entre 2/3 minis autour de moi, et sort rapidement dans le groupe de tête. L’option coté Ile de Ré parcourue jusqu'à la point de Chassiron a été mauvaise, le fait de connaître le coin m’a empêcher d’ouvrir les yeux sur ce qu’il se passait de l’autre coté du plan d’eau… la ou la flotte est passée, et bien.
Toujours remettre en question ces connaissances et à priori ; surtout dans du vent faible et instable !
Je passe donc Chassiron dans le paquet « arrière » et rapidement, Henry Paul sur MAISON DE L’AVENIR - FRA 716 ainsi que Franck Collin sur SUPER U MAGNE – FRA 614 et moi-même sur GDE – FRA 719 partons plein sud sous grand spi par 13/15 nœuds de Nord Ouest. Le gros de la flotte est parti sur la route directe au Sud Ouest sous genaker.
Lors de la 1ere partie de nuit, le vent est monté progressivement jusqu'à 20n et nous (le 716, le 614 et moi) avons continué a descendre au SSW (220°) afin de chercher plus de pression de ce coté la du plan d’eau et faire la « cuillère » a la flotte resté dans notre Ouest.

Vers 23h, j’ai tapé quelque chose dans la quille, sans perte de vitesse instantanée ni dégâts apparents, la route continue…
Dans la 2e partie de nuit, j’ai levé la tête et observé les nuages, rien ne correspondait au routage et a l’analyse météo d’avant départ, et le choix de pousser mon option « sud » me parait de plus en plus bancale et incertain… Plus de 10° d’écart de route en Mini 6.50, ça s’appel investir !

J’ai donc après analyse et réflexion, affalé mon grand spi et renvoyé le cod5 afin de venir me recaler plus près de la route directe. Je réaliserais en regardant la trace une fois arrivée que cela a été une très bonne décision, par contre, je suis revenu sur la route direct trop vite, c'est-à-dire avec un angle trop serré. Le bon compromis de route m’aurait fait passé en tête lorsque j’ai croisé la tête de course qui cherchait a glisser dans le sud à ce moment.

Dans la matinée, sous genak, quille au vent, j’aperçois un bout de quelque chose pris dans la quille, « est ce là depuis 23h la veille ??? Si oui, la perte de vitesse moyenne est considérable ! ». Afalage du genaker afin de manœuvrer en marche arrière pour dégager la chose pris dans ma quille, réussie. Puis renvoie du genaker, et là, surprise. Il ne hisse plus, la sur gaine de drisse de capelage s’est arrachée et bourre dans le passage de drisse en haut du mat. Je ré affale donc pour renvoyer sur la drisse de tête en attendant de réfléchir à une solution valable.

2h plus tard, après avoir dégainé la drisse dans sa totalité (quel boulot !) Qui ne m’auras finalement plus servit jusqu'à Gijon… je renvoie le spi max profitant d’un refusante qui me permet de descendre pendant l’après midi. Défi GDE glisse, et même très bien, au pointage de 17h le jeudi je suis pas mal.

De là, jusqu'à l’arrivée, je n’ai fait que accélérer et remonter le retard d’une option un peu radicale… j’arrive en approche de Gijon avec 3 protos que je laisse derrière moi dans la pétole, et me bas pour rattraper ceux de devant. Ils seront finalement 8 devant moi à l’arrivée à Gijon, avec 1h30 de retard sur Pierre Brasseur – REGION NORD PAS DE CALAIS – FRA 348.

Les 2 premiers tiers de parcours effectués en 24h n’ont pas été évident, beaucoup de fatigue physique encore de la course précédente, une analyse météo d’avant départ qui ne correspond plus au terrain, et la pression d’un départ « a domicile » qui m’a empêché de rentrer dans le match tout de suite. Puis c’est un quelque chose dans la quille, 2h à bricoler une drisse…
Tant de petits détails qui s’additionnent et me font perdre des milles…

Puis sur le dernier tiers du parcours effectué lui aussi en 24h, malgré un vent quasi absent, j’ai fais mon chemin, sans stress, ni énervement (je vous promet qu’il y a de quoi des fois dans la pétole) je m’applique et tire les bords rapprochant tant bien que possible…

Pas facile de rentré en mode « course » et être efficace tout de suite, Défi GDE glisse toujours aussi bien, c’est motivant et entraînant. La musique à bord, les dauphins, les rapides appels a la VHF avec les concurrent et copains, que de bons moments à bord !

Un peu déçu par ma 1ere partie de course, je suis finalement très réjoui aux vues de ma remontée lors de la 2e partie. Enrichissant…



2e Etape : GIJON le 11 mai à 15h
BIRVIDEAUX le 14 mai à 11h

Apres 3 jours passé à Gijon, nous voila repartis pour une grosse étape vers la pointe de Penmarc’h puis La Rochelle.
Apres une approche de ligne précise et un positionnement à 1mn du coup d’envoi plutôt bien, une erreur de chrono me fait lancer mon mini trop tôt. Je suis donc obligé de « voler » le départ, et d’attendre que la flotte s’en écarte un peu afin de revenir franchir la ligne correctement. La règle appliquée pour un départ volé mais réparé est 1h de pénalité sans jury. Me voila donc parti avec 1h de plus que les concurrents ajoutées à l’arrivée…
Cela ne m’empêche pas de tourner la bouée de dégagement dans le 1er tiers de la flotte, puis de débuté le bord vers le large au nord avec la tête de course… après réflexion, on se rend bien compte qu’en prototype, voler un départ est plus pénalisant que de franchir la ligne dernier…

Les 1eres 72h de course se feront dans la pétole moins de 6 nœuds de vent en moyenne, avec des passages de 4 à 6 h avec moins de 2 nœuds, a tenter de glisser à 1 nœud dans la mesure du possible, plan d’eau plat, miroir, chaleur et orages menaçants… Un grande partie de plaisir pour les nerfs et les dauphins qui s’agitaient 24/24 l’air de se moquer de nos coques de noix collée dans au milieu d’un Golfe de Gascogne ressemblant à un lac !

Dans ces conditions très difficiles, j’ai réussi à ne rien lâcher, et toujours glisser dans le bon sens, des fois sans trop savoir ni comment ni pourquoi, le bateau avance même avec les voiles à contre, c’est pas grave on touche plus à rien et on espère que cela va tenir aussi longtemps que le vent est absent…il n’y a donc rien a faire à part se reposer lorsque cela marche.
C’est en alternant les changements de voiles, les réglages et les sommeils que j’arrive pendant 72h à me glisser dans le nord de la route et de la flotte d’une belle façon.
Dans la 2e nuit, j’ai posé Frank 614 que ça a énervé… puis les voisins directs qui s’écartaient de moi vers le Nord Est. Quoi qu’il arrive, les bonnes nouvelles en météo étaient à venir de l’ouest, j’ai donc persévéré dans mon option à l’ouest de la route direct. Lorsque le 3e jour, un flux d’ouest s’est installé, il était tant d’empenner vers la marque à coté de Penmarc’h, la bouée Karek Greis, à contourner avant de redescendre vers l’île de Groix sur le plateau des Birvidaux.
3 jours de course à gérer son sommeil en vue d’une redescente vers La Rochelle à fond dans 25 nœuds au portant, et là arrivée à Karek Greis : « annonce réduction de parcours, arrivée aux Birvideaux » du coup, pas de récréation après ces 72h a batailler dans 5/10 nœuds de vent !?
Le temps de réaliser que je suis en pleine forme pour finir la course écourtée, j’approche de la bouée au nord du parcours, et l’enroule en 2e position à 5 milles derrière Thomas Ruyant sur FABER France – FRA 667. De près me suivent 2 bateaux de série qui étaient positionnés encore plus dans l’ouest que moi. Comme quoi cette fois si à 25 milles a l’écart de la route direct, ca pouvais encore pousser jusqu’a 30 milles et cela était encore plus bénéfique…
Très intéressant pour le débriefing à terre.

Entre Karek Greis et l’arrivée, les 5 protos les plus menaçant m’on mis ma pression, mais j’avais pris la décision de tout donner pour ne pas les laisser passer, ce qui fut fait.
Je passe la ligne d’arrivée aux Birvideaux 1mn devant Bertrand Delesne sur RAGING BULL – FRA 754 avec qui les 2 dernières heures de course ont été intenses et au contact, mais je l’ai tenu malgré un meilleur angle pour lui et Remy Aubrun sur AT CHILDREN – FRA 630 ainsi que plus de surface de voile…
Magnifique finish, 2e place en tant réel avant jury sur cette longue et fastidieuse 2e étape du mini pavois 2009, couru principalement dans le pétole.

Nous voici donc rentrés vers Lorient Base des sous marins. La réduction de parcours a été mise en place parce qu’un fort coup de vent de NO arrivait l’après midi même, et le risque pour la queue de flotte de se retrouver à redescendre vers La Rochelle dans 35/40 nœuds de vent.
Ce que l’organisation, après analyse et réflexion, ne pouvait pas se permettre.

Dur, dur dur a été ce Mini Pavois 2009, dans les petits airs, je suis super content de ma course, c’est encore pleins d’apprentissages validés pour la suite. Je dois maintenant me concentrer sur ma qualification Hors course afin de pouvoir m’inscrire à la Transat 6.50 2009.
Puis arrivera vite le Mini Fastnet.
A suivre….
Nicolas Boidevezi sur Défi GDE FRA 719

23/05/2009

La Mini Pavois de Shebang et Marc


La Mini-Pavois 2009 était ma 2ème course, la 1ère en catégorie B (plus
de 500 milles), avec à la clé les milles de qualification pour la
Transat 6.50.

Préparation à la Rochelle:

La select terminée, j'attend 2 jours le vent portant promis par la météo et je convoie le bateau de Pornichet à La Rochelle, une quinzaine d'heures suffisent. Je file à Toulouse récupérer ma combi de survie, ma
pile à combustible et quelques cartes marines. Cette fois je m'équipe de bottes correctes et de sous-vêtements respirants. Pour le bateau, je me contente de refaire quelques surgaines sur les drisses et de sécuriser
le support de la pile.

Première étape: La Rochelle - Gijon

Le départ est donné à 15h, avec une heure de retard dans la pétole. Je prends le bon bord et sort du perthuis direct. Fabien sur le Pogo2 483, qui terminera 2eme, me largue déjà. Il m'expliquera à l'arrivée que je fais trop de cap au près, vaut mieux favoriser d'abord la vitesse. A la pointe de Chassiron, vent au nord-ouest, la flotte commence à se disperser; certains sous spi légèrement au sud de la route, d'autres dont moi, sur la route directe, voire légèrement au nord, au travers sous genaker. Je choisis le haut du cadre car nous sommes dans un régime anticyclonique, et le vent devrait avoir tendance à rentrer par le nord. Je veux aussi éviter les bulles si communes dans le sud-est du golfe. Dans la soirée, le vent poursuit sa rotation en se renforçant par le nord. Il est temps de mettre le spi. Là, je fais ma grosse gaffe de la course: je laisse le genaker sur le pont après l'avoir affalé. Dans la nuit, alors que le vent s'établira à plus de 20 noeuds (plus dans les rafales), le genaker partira à la baille dans un de mes multiples départs au tas. Mortifié par ma bourde, j'affale le spi, renvoie le génois et mets le
pilote et au dodo. Je quitte les avant-postes et glisse vers l'arrière de la flotte. Je tirerai deux leçons importantes de cette nuit. D'abord ne rien laisser sur le pont qui ne soit correctement amarré. Le genak aurait été bien mieux sécurisé à l'intérieur, et plus utile matossé au vent à l'arrière. Ensuite, quand le vent monte au portant, commencer à prendre un ris avant d'envisager de changer le spi. J'ai noté aussi que beaucoup de skippers utilisent des écoutes séparées pour le genak et le spi.

La perte stupide du genak me hante, j'essaye de positiver de manière cynique en me disant qu'il m'a bien servi, mais que les poids morts on les vire et qu'on augmente la rentabilité du rapport poids-puissance (ça c'est du management). Finalement je crois que je préfère rester négatif.Nous entrons dans un régime de vents faibles et variables avec grains jusqu'à l'arrivée. La deuxième nuit, je vois que les nuages proviennent du nord-ouest, je décide d'aller à leur rencontre au près vers l'ouest
pour trouver du vent. Cela me fera regagner une quinzaine de places dans la nuit, où j'ai même réussi à dormir quasi normalement. Dans la journée qui suit, j'arrive à maintenir ma place et arrive 7ème à Gijon, 4h après le premier.

Deuxième étape: Gijon - Lorient

Remise des prix dans un resto de luxe de l'arrière pays, nuits à l'hotel (impromptu, encore meilleur), 2 jours les mains dans la colle polyuréthane pour refaire l'étanchéité du tableau arrière, super paella avec les rochelais à la Casa Zarracina, petite échope dans le vieux quartier, et nous voilà reparti le lundi, avec réduction de parcours pour cause de pétole et coup de vent prévu en fin de semaine.

Dès la bouée de dégagement passée, les minis s'empressent de balancer le genak et de bourrer vers Belle Ile. Puni, j'escargote au vent sous génois. La bonne option était en fait sous le vent à l'ouest, là d'où le vent soufflera (dixit Renaud). Je naviguerai de manière aussi médiocre sur toute la 2ème étape en collant obstinément à la route, tel un hérisson écrasé. Après réflexion, j'aurais du me lacher et tenter l'option radicale de l'ouest sous spi, quitte à revenir de nulle part, toujours sous spi, pleine balle après empannage, plutot que de rester là bêtement au travers dans la molle et à la ramasse. Manqué d'audace sur ce coup là, l'âge peut-être.
Après 2 jours et 2 nuits scotchés dans la pétole, à en affaler les voiles, nous arrivons la 3ème nuit sur Penmarch, avec un joli grain qui trimballe sa traine de vent d'ouest sympa. Je me la pête enfin sous spi dans le crachin noir, je dois au moins remonter des vieux bouzins là (pardon à eux). Pas de bol, je rase un cargo de près (a close shave diraient Wallace & Gromit), spi en drapeau, manque à virer, empanne comme je te pousse, 1 heure à ramasser le chalut et la vaisselle cassée, drisse en tête. Dégouté, à 3h du mat, je te me renvoie mon petit spi de la fin du 2è millénaire, celui que je peux porter jusqu'à force 15 tellement il est défoncé mou et élastique et absorbe toute poussée vélique sans jamais la retransmettre au canote.

La ligne d'arrivée est avancée à Belle Ile plutot qu'à la Rochelle, pour éviter à la queue de la flotte de déguster dans le coup de vent attendu, m'arrachant tout espoir de regratter les quelques canotes attardés encore à portée. Mais j'ai bien mangé, peu barré et presque bien dormi, la croisière quoi (toujours jouer les fiers à l'arrivée). Bienvenue chez les sous-marins de Lorient.

Ah oui, j'ai percé un bidon de 20l en matossant. T'as pas l'air fin après. Moralité, pas mettre toutes ses eaux dans le même panier (10l max).

Marc, Shebang FRA 733

19/05/2009

La Mini Pavois de Benoit sur Gully Vert


Ca y est, pour ma 3eme année de participation plus ou moins assidue au calendrier mini (alternant les places de dernier et les abandons), je vais prendre le départ d’une course en solo. Cette année, j’ai cassé le cochon pour investir dans une GV et un solent neuf, enfin aux dimensions du bateau, et qui semblent être bien plus performantes que les anciennes qui étaient en plus, bien usée. L’arrivée prochaine d’une petite fille me motive d’autant plus à profiter pleinement de cette course car à partir de septembre, les quarts de nuit seront plus dédiés aux biberons.
ere étape :
j’arrive a me glisser en première ligne pour le départ, dans le petit temps, je vois que mes voiles font merveilles, et me rassurent sur les capacités du bateau. Je suis en bonne position.
Je pars route direct mes ne vais pas chercher les courants qui deviennent favorable. Au bout d’un moment, une risée apparaît au nord de la route. Comme bcp de concurrents qui m’entourent, je cède à la tentation, et vire de bord pour aller la chercher.
Une fois le vent touché, nous nous dirigeons au près bon plein vers Antioche, et je quitte le pertuis dans le gros du peloton.
Je décide de rester sur la route, voir légèrement au nord. Mais la nuit tombant, je vois que tous les concurrents se sont laissé glissé, et sont maintenant loin devant. J’abats donc, et prend de la vitesse dans la nuit, je barre toute la nuit, ce qui me permet de recoller à la queue de peloton. 1ere leçon apprise, il faut maximiser la vitesse du bateau et pas obligatoirement s’accrocher à la route. Cela parait tellement évident après coup. Mais je suis content : j’ai l’impression d’avoir enfin trouvé une des clefs de la performance.
Le lendemain, c’est pétole, comme prévu, bien que le vent n’a pas tournépris de l' Est comme annoncé. un peu dans le gaz suite a la nuit précédente j’avance tant bien que mal vers le but, me retrouvant parfois a 90° de la route. Je ne suis pas très lucide, et me surprend à chercher à contourner des trous de ciel bleu dans le ciel.
La nuit suivante, requinqué, et le temps s’annonçant encore pétole, je me remotive : il fait avancer au près dans le petit temps sur une mer plate, ce que j’affectionne. Je matosse tout à l’avant, je règle les voiles et vais m’allonger sous le vent à l’avant du bateau, télécommande en main. Cela paye. Je peux me reposer, et le bateau avance autour de 2 nœuds durant toute la nuit. Je n’en sors que quand le vent tourne pour régler ou virer. Quand je sors la tête au petit matin, plusieurs bateaux m’entourent. Le vent se lève, je déroule le gennaker, et je les vois passer dans mon tableau arrière.
Plus qu’une journée de navigation. Le vent adonne, le spi semble plus propice, et je le monte à la place du gennaker. Erreur, le vent est trop faible, et la houle le fait régulièrement voler d’une amure a l’autre. Cela ne manque pas, il s’enroule autour du bout dehors, qui le perce. Je décide donc d’affaler, de repartir sous gennaker, quitte a lofer plus. Il est prévu que le vent rentre par le nord ouest, c’est donc une bonne opportunitée pour se repositionner sur le nord de la route direct afin de profiter de la bascule. L’option est bonne, mais dans la précipitation, j’oubli d’empanner avant la route direct, pour profiter de la rotation sur le dernier bord. Conséquence, après 10 mille environs, (il m’en reste une vingtaine) le vent tourne, et je ne peut plus tenir le spi :il faut que je passe au gennaker. Du coup, je ne profite pas de mon positionnement. La terre en vu, je vois 3 bateaux qui viennent sous spi sur l’autre amure. Il ne faut rien lâcher, je dois pouvoir encore passer devant eux. Rapide coup d’œil sur la carte de l’arrivée, et je retourne a la barre, vérifiant régulièrement le compas. 1 ou 2 degré d’écart, c’est négligeable et je pense repérer a terre la baie de l’arrivé. Je navigue donc plus qu’a vu, jusqu’au moment ou la trajectoire des autres me semble suspect : je vérifie le compas et la carte : je pointe sur la bais d’a coté, j’abat de 30°, et reviens au portant : le gennaker n’est plus la bonne voile, je perd en vitesse, et vois les 3 bateaux me passer devant.
Bilan des opérations de cette dernière journée, j’ai perdu environ ½ heure au classement, mais j’ai une nouvelle fois l’impression d’avoir compris quelque chose avec la gestion de la bascule de vent.


2eme étape.
Encore plus motivé par ce que j’ai compris pendant la 1ere étape, je prend un départ canon, et je sors de la boué de dégagement en bonne position, parmi les meilleurs série. Je tente de partir sur route direct mais voyant plusieurs concurrent monter leur gennaker, je repense aux leçons de la 1ere étape et conclue rapidement qu’il est plus profitable d’abattre un peu pour pouvoir utiliser cette voile, plus puissante, même si je ne connais pas les angles de vents de mes voiles. Une fois montée, j’abat beaucoup plus que les autres. Le temps de régler la voile, (ce qui ne fut pas évident car les réglages du pilote changés pendant l’étape le rendait instable) je me retrouve en compagnie de Matthieu (219) Henri (539) et manu (389), qui étaient beaucoup plus sous le vent que moi au départ.
Tout se passe correctement pendant les 2 1ere journées. Le petit temps la nuit s’enchaine avec des vents modérés le jour. Les positions s’étalent en largeur à l’ouest de la route, suivant les options. C’est après la seconde nuit que nous sortons enfin de la pétole. Le vent de sud tant attendu arrive. Les spi se gonflent sur une mer plate, et nous avançons enfin sur le but (kareg greis) a bonne vitesse. Les conditions sont si bonnes que l’on peut se reposer sans difficultés sous pilote, le batteries se rechargent avec le soleil. Nous sommes un groupe de 5 à 6 bateaux, tous à vu.
La nuit qui arrive est importante. Une bascule de vent arrive avec un front froid. Il va donc falloir être vigilant. Je me motive, mange bien, m’habille chaudement, et décide d’empanner à 0H00 pour aller chercher la bascule. Minuit approche, je me remémore l’arrivée d la 1ere étape : ne vais-je pas empanner top tard ? Je décide d’anticiper d’une demi-heure à la faveur d’une oscillation du vent que j’interprète comme le début de la bascule. Mais je m’endors, et au moment de croiser la route direct, je me réveille en sursaut. Je regarde le GPS, et réalise que le vent n’a pas tourné encore. Je me dit qu’il ne fallait pas virer, et rester au sud de la trajectoire, ayant peur que le vent reste Sud ouest, ce qui m’obligerai à tirer des bord une fois au nord de la route. Je repasse une nouvelle fois a coté d’autres concurrents resté sur la droite de la trajectoire, j’en vois un empanner, et décide de faire de même, finalement.
C'est à ce moment qu’on entend parler du la neutralisation de la course aux Birvideaux, ce qui ampute la seconde étape de 140 miles environs, ce qui me perturbe un peu car j'attendait fermemeent les vents soutenu de la descente vers la rochelle.
Quelques heures après, la bascule arrive. Le vent tourne dans un premier temps en prenant encore plus de sud, puis tourne franchement a l’ouest. Et nous nous retrouvons à 3 bateaux à vue, travers au vent. Je comprends alors, que mes hésitations de minuit étaient pure montage de tête. Si je ne m’étais pas révisé, je serais au portant pleine balle vers la bouée à contourner.
Pire que cela, je n’arrive pas à tenir le travers, même sous petit spi. Le passage d’un vieux 3 mat qui m’oblige à abattre encore pour éviter la collision accélère ma décision : je passe sous gennaker, voyant ainsi ceux avec qui j’étais partir. La fatigue aidant, je m’emmêle les pinceaux et met plus de temps que d’habitude pour changer de voile.
Je baisse alors les bras et passe en mode croisière dans ma tête. Le vent qui tourne de nouveau dans le mauvais sens pour le gennaker à l’approche de la bouée enfonce le clou.
Je contourne la bouée avec Marc (733), je repars avec le gennaker sous un angle que je pensais bon, et vois marc me passer sous Genois. Je réalise alors que j’ai fait toute la remontée du golf avec un mauvais angle au vent. Le clou s’enfonce encore plus.
Nous passons les Glénans, la trajectoire m’a entre temps permis d’abattre un peu (10°) , ce qui m’a permis de repasser devant lui, mais il faut que je change de voile car la trajectoire s’infléchie suffisamment a la boué qui n'est plus loin pour être au portant : n’ayant pas de gennaker, Marc a directement mis le spi de brise en ayant tout le temps de le préparer puisqu’il était sous genois. Nous passons finalement la jument des Glénans cote à cote, sous spi. De brise pour lui, Lourd pour moi.
Je n’arrive pas à le tenir gonflé aussi abattu que marc, qui me passe sous pilote alors que je suis à la barre, essayant de maintenir une belle oreille dans le spi pourtant plus grand. J’essaye de loffer pour prendre de la vitesse, mais rien n’y fait. On ne voit déjà plus le clou tant il est profond.
Je décide tout de même de faire de la vitesse et de m’écarter de lui: au moins le bateau part au planning, je me fais plaisir, et le spi tiens en place.
Le vent forci de plus en plus, la vitesse aussi, je fini par faire un cocotier. Je monte à l’avant pour enlever le spi, je tente de le relancer, il passe à l’eau et je dois le remonter pendant qu’il chalute. Je décide de le renvoyer une dernière fois ne voulant pas m’arrêter sur un échec, et ça marche enfin. Mais le vent forcissant encore, je suis contraint de l’affaler de nouveau pour finir sous génois et GV 1 riz. Je suis très loin et passe avec les tous derniers la ligne d’arrivée, qui a été déplacée aux Birvideaux
Encore quelques heures de près (solent 1riz, + GV 2 ris) pour arriver a Lorient ou les bateaux sont accueilli, qui me donnent l’occasion d’essayer mes nouvelles voiles (enfin) par 25 nœuds de vent, et de réaliser à quel point la différence est notable par rapport aux anciennes, dans cette configuration.

Epilogue :
Déçu de ma (mes) fin de course, je ressasse amèrement toute la journée suivante ce qui s’est passé. Je réalise petit à petit que j’ai eu des gestes en dépit du bon sens, me mettant parfois en danger (pas accroché, pendu au spi à l’avant pour le détortiller par 20 nœuds de vent), je ne me suis plus alimenté, n’ai pas bu, et suis resté rivé à la barre toute la dernière journée.
Je commence à faire le parallèle avec mes activités sportives précédente, et me retrouve face à la réalité. Même si la voile est moins physique que le cyclisme, je continu a faire des hypoglycémies réactionnelles (post prandiales pour les experts) , et je vois alors toutes mes mésaventure de mini défiler : ma chute à l’eau lors de ma 1ere sortie solo, des entrainements finis avec des difficultés à faire une addition simple, et des articulations bloquées, une irritabilité excessive, des pertes de bon sens et le non respect des gestes de sécurité élémentaire. Tous ces symptômes qui pourraient a chaque fois être dus au manque de sommeil, mais qui, après une rapide analyse, ont disparu après m'être alimenté.
La question se pose donc a moi de manière douloureuse.
Quand je fais des hypoglycémies, je n’en suis pas conscient, et mon jugement est altéré, je me mets en danger, perdant le sens des priorités, je refuse de m'alimenter, et évite tout changement quel qu'il soit. Dans le meilleur des cas, je prends des décisions mauvaises pour la course, quand j'arrive à en prendre, car il m'arrive parfois de ne plus pouvoir faire une simple soustraction.
Serais je donc capable de les éviter ? Sachant que cela passe par une alimentation régulière (toutes les 2 heures), une régulation sans faille de ma motivation (surtout pas de sur-motivation), et que le coté aléatoires des conditions de navigation en compétition va à l’encontre de cela ? et si jj'ai le mal de mer? je ne m’alimenterai plus, m’enfonçant dans un cercle vicieux ?
Je vais bientôt être papa, de nouvelles responsabilités m'incombant, et je dois encore moins jouer avec ma sécurité.
Il faut donc que je m’équipe d’une balise personnelle très rapidement car je ne peux garantir éviter ces situations.
Une solution, mais la moins agréable, serait d’arrêter les compétitions, et de continuer le minib en mode croisière aventure. Dans cette onfiguration, le rythme est celui que l'on choisi. C’est la solution qui s’était petit à petit imposée en cyclisme. Rien ne m’empêche d’aller aux açores tout seul, avec une balise de positionnement pour la sécurité. Les compétitions ne sont finalement qu'un cadre institutionnel dans lequel des dirigeants, organisateur, etc... prennent des décisions que nous ne sommes pas (encore) assez mature pour prendre seul, Nous empêchant de céder a des facilités, qu'elles soient financière, liées au temps disponible, etc... D'un autre coté, la confrontation aux autres est le seul moyen efficace de progresser, surtout en solo, et c'est ce que permet la compétition

Sur le plan financier aussi cela aurai des avantages, car j’ai bien vu l’impact d’un jeu de voile non adapté sur mes résultats, et changer 4 voiles en bordure libre, cela un cout... quel intérêt de faire de la compétition si c’est pour finir derrière ? J’aurai autant de plaisir, si ce n’est plus, à le faire tout seul, avec en plus le sentiment gratifiant de gérer à 100% le projet.

Je sais qu’il faut que j’arrive à m’installer dans une routine de vie a bord, que j’ai mes petites habitudes, pour limiter les hypoglycémies, et donc plus je navigue, mieux c’est. L’important n’étant pas de faire marcher le bateau, mais de passer du temps à bord, pour créer des réflexes forts, qui rythment ma navigation quelles que soient les conditions, mais cela demande du temps, et en début de saison. Aurais-je assez de congés entre ma petite famille, et la voile pour faire cela? Dois je pour cela renoncer aux courses de début de saison, Ce que j'avais finalement fait en cyclisme, mais avec succès ?

Avant de tirer des conclusions il y a le trophée MAP. Je devrais donc profiter du temps passé en navigation sur le mini pavois. Il faut déjà que je reprenne les réflexes alimentaires que j'avais pris en cyclisme. On verra ce qui s’y passe.

En conclusion, cette course fut finalement extrêmement riche en informations. Trop peut être, car il faut du temps pour tout digérer.

Benoit

18/05/2009

Clôture de la Mini Pavois 2009


Ce dimanche, à 15h, a eu lieu la remise des prix de la Mini Pavois 2009 écourtée. Résultats de la deuxième étape puis du général, Proto puis Série. Vu la fin exceptionnelle de la deuxième étape, beaucoup de coureurs n'avaient pas pu faire le déplacement depuis Lorient, mais l'esprit était là! En conclusion, Bravo à toute l'équipe de GPO et surtout à Isabelle Magois pour cette course intense et très professionnelle dans tous les domaines.Et à l'an prochain donc puisque cette course tend à devenir annuelle..

14/05/2009

Le classement Proto

Le classement Série

VOILES SOLITAIRES 17 MONTE SUR LES PODIUMS !!


Outre les résultats de la première étape ( Béber 2ème, Fab 4 et Marc 7ème), les arrivées de cette deuxième étape sont encore plus superbes:
-Nico Boidevezi pointe en 2ème postion juste derrière Thomas Ruyant à 11h 10min et 29 secondes
-Béber le suit en 3ème position, à 11h 11min et 31 secondes
-Fab 2ème derrière Antoine Debled à 12h 11 min et 40s

Et au général:
Fab monte donc logiquement sur la 2ème place de cette Mini Pavois 2009!! Enorme! Comme la été la victoire de Xavier sur la Select!
Bertrand conforte sa place de second ( aussi!) en catégorie Prototype après ses succès en Méditerranée.
Nico 6ème au général Prototype grâce à cette superbe deuxième étape!

Et en série ?


Antoine Debled coupe donc cette ligne d'arrivée raccourcie en première position comme prévue à 11h 51mn et 33s, devant Fabien à12h 11 min et 40s et Dany à 13h 35 min et 29 s

THOMAS RUYANT VAINQUEUR DE LA DEUXIEME ETAPE



Thomas Ruyant sur son Proto n° 667 - Faber France - a passé la ligne d'arrivée ce matin à 10 heures 20 minutes et 55 secondes.

Avec un parcours réduit compte tenu des conditions météos, Thomas Ruyant a passé la marque des Birvideaux (15 milles de Lorient) feu situé entre Belle-Ile et l'Ile de Groix et est le vainqueur de la deuxième étape du Mini Pavois 2009.

Source GPO

Suite du suspens, les positions de 10h..

Ca risque d'être chaud !


Si on se souvient des temps d'arrivée, enfin surtout des écarts entre les protos, ça va être tendu c'te histoire: Pierre était arrivé moinsde 3mn devant Bertrand, puis Rémi à 3mn, Steph à 1mn, et ensuite Thomas à 27mn. Nico, qui est pour l'instant 2ème derrière Thomas, avait environ 1h35 de retard, HP environ 2h26. Et lorsque l'on voit les positions actuelles sur l'eau, diffcile de faire un pronostic: Est ce que Thomas a plus de 27 mn d'avance sur le groupe de chasse, excepté Nico, pour remporter sa deuxième grande course en solo de l'année après la Select? Qui entre Béber, Rémi et Steph ne montera pas sur le podium? Par contre Pierre a beaucoup (enfin façon de parler bien sur!) de retard sur cette deuxième manche, mais bon on est jamais à l'abri d'un retournement de situation, surtout en mini!
Pour les séries, même combat: Dany avait 30mn d'avance sur Pyl, ensuite Fab à 2h, Antoine était à 5h17, là le suspense est moindre, et même si Antoine peut s'offrir une superbe victoire d'étape ( que Fab n'a pas l'intention de lui donner!!), il pourra diffcilement revenir sur les premiers au général. Pyl semble un peu plus loin pour inquieter Dany, et Fab, aura t'il fait une échappée suffisante?
Réponse dans très bientot!!

Thomas Ruyant en direction de la ligne


Faber France est donc en tête en proto suivi de Nico Boidevezi qui nous offre ici une superbe remontée! En série, et à la vue des positions, Antoine et Fab se tiennent dans un mouchoir, la tension est palpable!
Pour info, à 7h, Thomas était à 14 milles de la ligne.

13/05/2009

La réduction de parcours en Image !


Communiqué de GPO:
Dispositif sur zone
Deux bateaux accompagnateurs seront sur zone ainsi qu'un semi-rigide. La ligne d'arrivée sera matérialisée par le feu Birvideaux et un bateau accompagnateur portant le signal - drapeau blanc avec un rectangle bleu - de la réduction de parcours. Une fois la ligne d'arrivée franchie, les concurrents pourront venir à Lorient où GPO mettra en place un dispositif d'accueil de la flotte

Dernière nuit en mer



Au pointage de 20h, pas de changement sur l'ordre des minis, par contre les premiers ont pris encore de l'avance sur les groupes de chasse. Et suite au raccourcissement de parcours (sic..), les temps de passage aux différentes marques seront d'autant plus importants, notamment pour Bertrand, Fab et Marc qui jouent pour une bonne place au général. Fab et Beber pour les podiums, et Marc pour une place dans les 10. Mais bon, on ne va pas épiloguer sur la décision de l'organisation, une telle décision est difficile à prendre du point de vue responsabilité, sécurité et aussi dans ce cas, logistique: l'accueil des bateaux à Lorient, les coureurs seront entre Lorient et La Rochelle, leurs véhicules et matériels stockés sur LR, et la remise des prix à La Rochelle dimanche!! Bref pas simple tout ça, Ah Eole, ce vieux barbu n'est pas tendre avec nos ministes!!
En attendant, il sera bon de continuer à surveiller la météo puisque peut etre certains coureurs vont souhaiter regagner leur port d'attache, et aussi de voir si cette décision était sage.

Le cochon est dans le Maïs...

Communiqué de GPO:

Ligne d'arrivée aux Birvideaux:

Compte tenu des conditions météorologiques fortes et très perturbées attendues sur la façade Atlantique en milieu de nuit de jeudi à vendredi et toute la journée de vendredi, la direction de course et GPO ont décidé de réduire le parcours. La ligne d'arrivée ne sera donc pas au large de La Rochelle, mais à la marque Birvideaux, soit le feu situé entre Belle-Ile et l'île de Groix. L'ETA des premiers concurrents est donc prévue demain dans l'après-midi.

Prévisions Météo Consult pour la journée de vendredi :
Très forte dégradation. L'avis de coup de vent sera atteint dans une situation de traîne d'ouest-sud-ouest très instable. La situation sera propice au développement de grains pouvant atteindre force 9 à 10. La mer deviendra forte, avec une houle de nord-ouest en hausse à 3-4 m. Cette situation est dûe à un resserrement marqué du gradient de pression sur zone, et à une très forte instabilité.

Expression empruntée aux afficionados du ballon ovale..............

19h TU+2




Ce soir, à 19h, pendant que certains regardent le Grand Journal et son Festival de Cannes, nos ministes, eux, sont toujours en mer, sans infos, sans cartho, mais continuent vaille que vaille à se battre contre cette météo capricieuse. Si le vent semble s'être établi cette après-midi comme prévu jusqu'à ce soir, une nouvelle molle est prévue en deuxième partie de nuit, avant cette belle descente au portant vers La Rochelle.
Thomas Ruyant s'échappe en proto un petit peu devant 4 autres minis tout aussi affutés: 3 plans Manuard et un plan Bertrand au top, bref ça va glisser! Beber avec sa bombe Racing Bull est dans cette bande des 4 bien sur! Yes!
Antoine Debled et Fab (re-Yes!) ont réussir à faire un -mini- trou sur Dany, bref la pression monte..